GECAMINES : quand les intérêts divergent, les loups se mangent.
Posté par congoleo le 16 décembre 2009

18 hauts cadres suspendupour faux et usage de faux.
« L’avènement de Calixte MUKASA KALEMBWE dans le comité de gestion de
la Gécamines, d’abord comme ADGA de Paul Fortin, puis comme ADG a.i en remplacement de ce dernier, semble renforcer l’état d’infirmité dont souffre cette entreprise publique », nous fais savoir un SMS anonyme reçu à notre rédaction. Le quidam de continuer : « les événements qui s’y succèdent augurent une ère calamiteuse inédite :opacité dans la gestion de pas de porte du contrat chinois, licenciement massif et abusif des agents de
la GCM groupe centre, la démission provoquée et spectaculaire de Paul Fortin et aujourd’hui la suspension de certains hauts cadres du secteur de la production, pourtant les amis d’hier ; tous ces événements ne sont pas innocents ».
Les interrogations se multiplient dans l’opinion publique sur la méthode de travail de l’actuel ADG, M. MUKASA KALEMBWE Calixte dont on ne connait pas exactement le souci majeur. Pour les uns, le numéro de
la Gécamines voudrait remettre de l’ordre dans la boîte afin de redorer le blason de la géante aux pieds d’argiles, d’autres encore estiment qu’il s’agit de la stratégie hégémonique tendant à se débarrasser de tous les témoins gênants qui maîtrisent les effets pervers de la mégestion de l’actuel ADG a.i de
la Gécamines, effets ayant concouru à la paralysie de la production.
La vérité ? On ne désespère pas qu’elle éclate au grand jour, heureusement. Car dans tous les groupes de
la GCM, Ouest , Centre et Est c’est-à-dire Kolwezi, Likasi et Lubumbashi y compris kipushi, La fièvre monte , ça chauffe , ça bouillonne.
Revenons à notre sujet, quand les intérêts s’entrecroisent, les fauves finissent par se dévorer entre eux. Cette affirmation semble être vérifiable dans la mesure où près de la moitié de ces victimes doit sa propulsion à Calixte MUKASA.
Lors de la présentation de bilan, certaines anomalies seraient observées dans la filière de la production de
la GCM. Ainsi, a-t-on déclenché un mouvement de contrôle. Il a été constaté que depuis plus de deux ans les chiffres de la production sont tronqués. La teneur et le poids de la production minière sont souvent revus à la baisse contrairement à la réalité.
La teneur du cuivre, cobalt et zinc ainsi que le poids de la production sont revus à la baisse en déclarant faussement la présence des déchets (notamment la scorie) en lieu et place de véritables produits finis malgré la haute technologie dont dispose
la Gécamines pour le test des minerais.
Conséquemment à cette maffieuse pratique, un groupe de ces hauts responsables de
la Gamines se muent , carrément , en négociants pour acheter les mêmes produits à vil prix car la teneur ayant été déclarée faible.
Comme déjà dit précédemment, cette rocambolesque affaire est organisée en réseautage et implique plusieurs responsables du secteur production. C’est un vieux rapport selon la garde industrielle.
En son temps, M. Paul Fortin, alors ADG de
la Gécamines, injecte 15 millions de dollars dans la production du cuivre à Kolwezi. Les résultats se révèlent plus satisfaisants, soit 20 milles tonnes de cuivre. Là où le bat blesse, c’est quand 80 millions sont injectés (± 5 fois le montant du premier investissement), sans que la production ne varie d’un gramme.
Ce manque à gagner énorme pour l’entreprise a été simplement détourné par une clique. A ce jour, l’actuel comité de gestion joue à la prudence et ne veut pas déclarer qu’il y a détournement en attendant la fin des enquêtes initiées à ce propos. Il est indéniable qu’environ 80.000 tonnes de cuivre ont disparus (NDLR : Le chiffre de 80.000 T ne vient pas de
la GCM plutôt d’une simple estimation par la règle de 3 simple). C’est d’ailleurs une de raisons de la démission de Paul Fortin déclarent certains Gécaminards. Qui en sont les auteurs de ce détournement présume ?
Selon l’esprit de la suspension, il s’agit de 18 hauts cadres et agents suspendus. Parmi eux, on trouve : Luwonda, directeur du four électrique de Panda à Likasi
KAPUTO KALUBI, directeur du département géologie Likasi
KABASO Symbene, DEX du groupe Ouest à Kolwezi – NDUA MUDIKITA, PRD ex – DEX/Centre, discret et éminence grise pressenti comme futur ADG de
la Gécamines. Dans les milieux de
la Gécamines, nombreux sont ceux-là qui s’indignent de sa suspension et pensent qu’on lui en veut pour bloquer son émergence attendue par la majorité. Certains chefs de service et responsables administratifs ont écopé de la suspension.
Cette décision courageuse de l’ADG a.i bien qu’objet de beaucoup de controverses (on y reviendra subséquemment) a été saluée dans sa forme et constitue une première en ce qui concerne le secteur de la production considéré toujours comme celui des intouchables. D’ailleurs la plupart de grands responsables qui dirigent l’entreprise proviennent de ce secteur.
Toutefois, dans les 15 jours qui suivent la date de la suspension, si l’employeur ne prend pas une décision, les suspendus peuvent reprendre leurs postes, à moins que la suspension soit prolongée, selon la réglementation en vigueur. Dans l’entretemps, les incriminés continuent à pointer leur présence bien que mis à la disposition des enquêteurs.
Que reproche –t-on à M. MUKASA ?
Impliqué lui-même dans beaucoup des dossiers noirs grâce à son grand « parapluie » dit-on, l’actuel ADG a.i aura bien réussi son coup en bouffant les gens de son propre réseau maffieux ,ses complices . C’est une sorte de fuite en avant commente-t-on différemment dans les milieux de Mangeurs de cuivre. Les raisons seraient pour les uns le débarras des amis encombrants afin de bien régner en maître absolu. Pour les autres – l’homme devance les événements pour éviter de se salir au moment venu, ainsi décrète – t – il la tolérance zéro en sa manière. C’est malin et prudent, n’est ce pas ?
Respectueux des opinions des personnes citées, votre organe d’info, a contacté l’ADG a.i à ce sujet et attend sa version de faits pour couper avec les rumeurs. Du côté des suspendus, comme tout naufragé, il y a apprenons-nous la ferme promesse d’éventrer le boa, car il y en a qui s’estiment trahis ou sacrifiés sur l’autel du sadisme.
Somme toute, l’opinion est du moins édifié que les « voleurs » ont protégé ou couvert les « les voleurs » pour ruiner
la Gamines et maintenir ses milliers de travailleurs dans l’état piteux d’impaiement.
Petit à petit, la vérité est entrain d’éclater au grand jour comme dirait un sage « lorsque le scarabée roule sa boule d’excréments, personne ne sent l’odeur, mais lorsqu’on l’ouvre, ça sent mauvais »
Comprenne qui peut !
Jeef MWINGAMB
J. Le Fédéral
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